Résumé :

Le lymphœdème est une affection du système vasculaire lymphatique, caractérisée par un défaut de drainage lymphatique, un gonflement des extrémités et une accumulation de liquide interstitiel/lymphatique non drainé, entraînant une fibrose et un dépôt de tissu adipeux dans la zone atteinte. Il peut s’agir d’une pathologie héréditaire (lymphœdème primaire) ou survenir après une chirurgie oncologique avec curage ganglionnaire (lymphœdème secondaire). Cette maladie engendre une morbidité importante et constitue une affection invalidante fréquente, touchant plus de 200 millions de personnes dans le monde. À ce jour, il n’existe aucun traitement curatif, ni pour le lymphœdème primaire, ni pour le lymphœdème secondaire.

Description détaillée :

Le lymphœdème primaire est une affection héréditaire, tandis que le lymphœdème secondaire se développe à la suite de traitements contre le cancer. Malgré un phénotype clinique similaire, aucune comparaison moléculaire et histologique de ces deux pathologies n’a encore été réalisée. Le lymphœdème primaire est associé à des mutations hétérozygotes inactivatrices du gène codant pour le récepteur du facteur de croissance endothélial vasculaire C et D (VEGFR-3). Il s’agit d’une maladie rare, touchant environ 1 personne sur 100 000. Le lymphœdème secondaire, quant à lui, représente la cause la plus fréquente de lymphœdème et affecte plus de 200 millions de personnes dans le monde.

Le lymphœdème secondaire survient plusieurs mois, voire plusieurs années, après une chirurgie oncologique, ce qui suggère qu’il ne s’agit pas uniquement d’un effet secondaire de l’intervention chirurgicale. Il impliquerait également des modifications de l’architecture lymphatique et de son microenvironnement, notamment au niveau du tissu adipeux qui s’accumule dans le membre atteint.

Il n’existe à ce jour aucun traitement curatif du lymphœdème, en raison de l’absence de stratégies thérapeutiques identifiées permettant de restaurer la fonction de drainage des vaisseaux lymphatiques collecteurs du bras ou de la jambe. L’objectif est de déterminer si ces deux pathologies, qui partagent une dénomination commune, présentent une expression génique similaire.

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