Contexte : Le lymphangiome circonscrit, affection rare et bénigne pouvant être congénitale ou acquise, touche les lymphatiques du derme profond et du tissu sous-cutané.
Objectif : Cette étude visait à analyser l’efficacité de la résection chirurgicale du lymphangiome circonscrit vulvaire (LCV).
Matériels et méthodes : Entre janvier 2000 et décembre 2008, huit femmes consécutives adressées à notre centre et traitées chirurgicalement pour un LCV ont été incluses. Le LCV était responsable d’un écoulement lymphatique récidivant dans sept cas. Toutes les patientes ont été opérées par le même chirurgien plasticien spécialisé dans les maladies lymphatiques.
Résultats : La première intervention chirurgicale a été réalisée après un délai médian de 5,4 ans suivant l’apparition du LCV. La première résection cutanée concernait les grandes lèvres chez toutes les patientes, les petites lèvres chez cinq d’entre elles et le capuchon clitoridien chez quatre. Cinq femmes ont présenté une récidive rapide des vésicules associée à un écoulement lymphatique et ont nécessité une nouvelle intervention (une reprise chirurgicale pour deux patientes, deux reprises pour trois patientes). La deuxième résection a été réalisée 4 à 6 mois après la première, tandis que la troisième est intervenue 1 à 6 ans après la deuxième. Cinq femmes ont présenté un écoulement lymphatique postopératoire modéré et transitoire. Après un suivi médian de 53 mois après la dernière intervention, sept des huit patientes étaient asymptomatiques.
Conclusion : La résection chirurgicale constitue un traitement efficace et bien toléré du lymphangiome circonscrit vulvaire chez la majorité des patientes. Les récidives des lésions sont fréquentes, mais la résection peut être répétée à plusieurs reprises sans effet indésirable notable.
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